La route de la Soie

La route de la Soie

Il y a plus de 2000 ans, la dynastie chinoise des Han souhaitant étendre son territoire envoya un ambassadeur vers l’ouest en mission diplomatique. Treize années plus tard, l’ambassadeur revint en Chine en ayant traversé des territoires jusqu’alors inconnus : les pays d’Asie centrale actuelle et la Perse. Dès lors, d’autres missions suivirent apportant de nouvelles connaissances sur l’Occident, et ce jusqu’à l’empire romain.

Cette ouverture vers l’ouest permit non seulement de développer des relations diplomatiques et commerciales, mais surtout d’accélérer l’acquisition de nouvelles connaissances. Ce fut alors le début de la route de la Soie. Dans l’usage contemporain la « route de la Soie » représente en fait plusieurs routes, i.e. l’ensemble des itinéraires permettant les échanges de la Chine à Rome, en passant par la Perse et l’Asie Centrale.

Ces itinéraires traversaient de nombreux peuples et territoires qui furent au cœur d’une lutte géopolitique incessante entre les empires chinois, parthes, sassanides, mongols et califats. Les voyages duraient souvent plusieurs années sur ces routes représentant d’immenses distances à parcourir à travers de hautes montagnes et de terribles déserts.

Si ces luttes acharnées causèrent de nombreuses pertes humaines et matérielles, elles entraînèrent aussi la multiplication des échanges diplomatiques et commerciaux qui furent un vecteur inouï de partage et de circulation du savoir et des techniques. Les voyageurs volontaires ou involontaires (esclaves et prisonniers) emportèrent avec eux savoirs, techniques, spiritualité, traditions qui au contact des autres peuples ensemencèrent une richesse culturelle unique.

Un des transferts de connaissance le plus célèbre est celui du ver à soie. Dans l’empire chinois, la soie était considérée comme une monnaie, permettant à la fois de payer les impôts et les fonctionnaires ainsi que d’assurer les échanges commerciaux. Ayant conservé le secret de la fabrication de la soie (il était prohibé de sortir un ver à soie du pays), jusqu’au 5e siècle, la Chine pouvait jouir d’une richesse fantastique face à ses ennemis. La soie fut alors au cœur de tous les fantasmes, et l’importance de sa demande dynamisèrent les échanges commerciaux. Outre la soie, les marchands commerçaient textiles, épices, produits végétaux et animaux, et papier (les livres étaient fortement diffusés sur la route de la Soie bien en avant Gutenberg). Les innombrables expéditions commerciales des caravanes furent alors un accélérateur incroyable de richesse, de culture et d’informations. Les histoires de la route de la Soie stimulent encore notre imaginaire, que ce soit celles de Marco Polo ou des Mille et une Nuits.

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