4) Erzurum et Nord

Après avoir longé d’imposants massifs enneigés, nous quittons la partie kurde et retrouvons la clameur des appels à la prière et les femmes voilées et discrètes. Erzurum (camp romain) fut nommé ainsi par les perses même si en fait, ce camp était byzantin. Néanmoins, le nom resta après la chute de l’empire Seldjuk. Erzurum (2000 mètres d’altitude) est encerclée par des montagnes fleuretant avec les 3000 mètres (durant notre passage, l’enneigement des sommets donnait un caractère unique à la ville). C’était un endroit idéal pour établir une ville de garnison. Erzurum Nous poursuivons notre chemin sur de magnifiques routes de montagnes enclavées entre les massifs rocheux. La neige n’est jamais loin. Un petit détour nous amène au monastère de Oskvank, construit à la fin du Xe siècle. Ce monastère est connu pour avoir diffusé de nombreux manuscrits. Converti en mosquée au XIXe siècle, seule la façade extérieure résiste au temps, pour l’instant.

Les paysages sont époustouflants le long de la route. Cependant, pour les locaux, l’attraction est autres et les invitations au thé ne cessent. Le samovar permet de faire un vrai Çay.

Partage traditionnel du the avec le samovar a gauche

Partage traditionnel du the avec le samovar a gauche

Après avoir navigué entre 1000 et 2000 mètres, nous plongeons dans la vallée de Tortum qui nous rappelle que la verdure existe.

DSCN0622

La descente se poursuivra dans un contexte particulier puisque la vallée verte devient une vallée rocheuse. La rivière gonflée par les différents barrages est encaissée entre de hautes parois rocheuses grisâtre. Un sentiment oppressant nous envahit alors. Et ce malaise s’accroîtra lorsque les routes se transformeront en un chantier titanesque d’une trentaine de kilomètres dédié à la construction d’un nouveau barrage et d’une route en hauteur prévue pour l’inondation de la vallée. Les routes sont poussiéreuses, la machinerie y est nombreuses et le climat orageux! Heureusement, il y a quelques coquelicots pour colorer la grisaille.

descente vallee Tortum

Les formations rocheuses sont impressionnantes

 

Construction du barrage, de nuit bien sur!!

Construction du barrage, de nuit bien sur!!

Notre périple turc est sensé se terminer par l’ascension d’un col offrant une magnifique vue panoramique, les montagnes vertes d’un côté et la mer de l’autre. Toutefois, la météo ne nous laissera à peine voir à quelques mètres. Nous longeons alors le bord de mer turc sur une dizaine de kilomètres avant de franchir la frontière géorgienne.

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Catégories : Erzurum et le Nord, Pays, Turquie | Étiquettes : | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “4) Erzurum et Nord

  1. Liette alias Lily

    Wow! tout un trip 🙂
    Rebecca je te l’ai tu dit dernièrement ?
    P.S Au Témis y’as encore 2′ de neige

  2. Marim

    Erzurum… ça me rappelle quelque chose. Tchouuutchouu!! 😀
    C’est le fun de vous pouvoir vous suivre xxxx
    P.S. À Sept-Îles y’a encore 6′ de neige. Ton vélo ne se peut plus d’attendre sagement couché dans ma chambre!!!

  3. Vaubourg Elisabeth

    Salut les jeunes,

    Rémi, quand tu parles dans le film ou l’on voit arriver Rebecca tu as des intonations de Frédéric Mitterand et on s’attend à voir débouler dans le champ de la caméra je ne sais quel personnage historique.J’espère que tout se passe bien pour vous.
    bonne aventure
    Jeannot

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