Pays

Géorgie

La Géorgie (ou Sakartvelo pour les locaux) est un pays de 5 millions d’habitants situé dans la région caucasienne de l’Eurasie.

 

Un paysage souvent retruvé au centre du pays

Un paysage souvent retruvé au centre du pays

Le territoire actuel de la Géorgie a été habité depuis le paléolithique par l’homo erectus. De nombreuses tribus maitrisaient les techniques du fer et de l’or près de 1000 ans avant JC. Dès le VIIe siècle avant JC, un royaume unifié de Géorgie fut établi avec une organisation politique et un roi.

Devenu territoire romain pendant 400 ans, la Géorgie fut l’un des premiers pays à adopter la religion chrétienne (aujourd’hui orthodoxe).

Ayant connu son apogée au XII et XIIIe siècles; le royaume de Géorgie connu une période de renaissance précoce, permettant le développement de la littérature, des arts, de la philosophie et des innovations politiques.

Toutefois, le royaume n’a pu résisté aux attaques des empires perses et ottomans.

En 1800; la Géorgie est incorporée à l’empire russe. Même si le pays tenta de retrouver son indépendance après la révolution russe de 1917, l’armée rouge attaqua la Géorgie en 1921 pour en faire une république soviétique.

La Géorgie ne retrouvera son indépendance qu’en 1991.

Longtemps proche de son voisin du Nord; la Géorgie a définitivement tourné le dos à la Russie depuis la guerre de 2008 (qui lui a couté les teritoires d’Ossétie  du Sud et Abkhazie). Désormais la Géorgie souhaite se rapprocher de l’Union européenne et multiplie les contacts avec les Etats Unis.

Merci au double affichage en alphabet latin

Merci au double affichage en alphabet latin

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2) Tbilisi et sa région

L’existence de la cité d’Uplistsikhe (signifiant la forteresse des seigneurs ) remonte au IIIe millénaire avant JC. Surplombant la vallée du Mkhetva, La cité troglodyte fortifiée a été bâtie dans la roche au Xe siècle avant JC. Impotant centre religieux, commercial et politique, la cité comptait notamment des celliers à vin et une basilique à trois nefs (typique de l’architecture georgienne).
La cité fut écrasée par les mongols au XIIIe siècle.

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Structure troglodyte du Xe siècle

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Avant de nous rendre à Tbilisi, nous faisons halte dans l’ancienne capitale: Mtskheta ( inscrite au patrimoine de l’Unesco). La ville conserve un charme particulier, avec ses petites maisons de pierre, ses rues pavées et ses bâtiments historiques (et l’absence de traces de l’époque soviétique).

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La cathédrale des 12 apôtres de Scetitskhoveli, construite au début du XIe siècle, fut le plus important centre religieux de la Géorgie médievale. La coupole a notamment été restorée à l’initiative du roi Alexandre le Grand au XVe siècle. Au XVIIIe siècle furent édifiés les murs d’enceinte.

Perchée sur la colline, l’Église de la Sainte Croix veille sur la vallée de Mtskheta. Bâti au IVe siècle, cet important site de pélérinage pour les chrétiens du Caucase offre une magnifique vue panoramique. Le premier roi chrétien de Géorgie, Mirian y érigea une croix en bois qui trône au centre de l’église sur sa base octogonale de pierre.

Nous rentrons à Tbilissi, capitale de 1,5 millions d’habitants bâtie sur les berges du Mtsekhta . Nous y entrons par l’autoroute et encore une fois, les constructions modernes alternent avec les bâtiments délabrés.

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Très arborée et disposant de nombreux parcs, la ville est très agréable à déambuler. Notamment, son centre historique. Les ruines de l’ancienne forteresse Narikala surveillent les ruelles au charme bien conservé. Ces méandres de petites rues nous promènent entre de sympathiques maisons au style assez européen. Des anciens bains romains ont été restaurées, offrant un belle ambiance dans ce quartier touristique.
Abandonnant nos vélos pour arpenter
la ville, nous devenons de vrais touristes et goûtons (presque tout) ce que nous trouvons. Si les noix enrobées dans un concentré de jus de raisin ne connaissent pas un grand succès, nous profiterons plus des Hatchapuri. (À découvrir dans la rubrique pain en Géorgie).

Pour remercier nos hôtes à Tbilissi, nous leurs préparons de la gastronomie française: Émincés de volaille sauce dijonnaise et crêpes salées. Toujours un succès, même sans munster!

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Notre vision de la Turquie

Après avoir pédalé près de 1200 km en Turquie, atteint 2100 mètres puis la mer, nous avons vécu une partie de ce grand pays. Nous nous sommes fait une certaine idée du premier pays de notre route de la Soie et nous souhaitions vous la partager.

Voici nos coups de cœur :
1) Des paysages splendides différents chaque jour
2) L’hospitalité et la convivialité turques, et bien sûr le partage du Çay (thé)
3) De l’eau potable, du pain et du fromage dans tous les villages
4) Des routes asphaltées en très bon état et des conducteurs très respectueux des vélos (et beaucoup d’encouragements aussi)
5) Une histoire très riche et beaucoup de sites historiques diversifiés

Les points moins reluisants:
1) Les femmes peu présentes en société ( et parfois cachées sous leurs voiles)
2) Beaucoup de bâtiments délabrés er des constructions abandonnées
3) Une démocratie pas forcément évidente et le retour en force des extrémismes religieux
4) Les déchets jetés en pleine nature défigurant les paysages et polluant les rivières.
5) L’utilisation abusive de l’irrigation et des pesticides asséchant les cours d’eau et polluant les nappes phréatiques (sans oublier les odeurs nauséabondes émanant des champs).

PS: Ces avis sont strictement subjectifs et ne représentent que notre opinion sur notre itinéraire turc.

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4) Erzurum et Nord

Après avoir longé d’imposants massifs enneigés, nous quittons la partie kurde et retrouvons la clameur des appels à la prière et les femmes voilées et discrètes. Erzurum (camp romain) fut nommé ainsi par les perses même si en fait, ce camp était byzantin. Néanmoins, le nom resta après la chute de l’empire Seldjuk. Erzurum (2000 mètres d’altitude) est encerclée par des montagnes fleuretant avec les 3000 mètres (durant notre passage, l’enneigement des sommets donnait un caractère unique à la ville). C’était un endroit idéal pour établir une ville de garnison. Erzurum Nous poursuivons notre chemin sur de magnifiques routes de montagnes enclavées entre les massifs rocheux. La neige n’est jamais loin. Un petit détour nous amène au monastère de Oskvank, construit à la fin du Xe siècle. Ce monastère est connu pour avoir diffusé de nombreux manuscrits. Converti en mosquée au XIXe siècle, seule la façade extérieure résiste au temps, pour l’instant.

Les paysages sont époustouflants le long de la route. Cependant, pour les locaux, l’attraction est autres et les invitations au thé ne cessent. Le samovar permet de faire un vrai Çay.

Partage traditionnel du the avec le samovar a gauche

Partage traditionnel du the avec le samovar a gauche

Après avoir navigué entre 1000 et 2000 mètres, nous plongeons dans la vallée de Tortum qui nous rappelle que la verdure existe.

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La descente se poursuivra dans un contexte particulier puisque la vallée verte devient une vallée rocheuse. La rivière gonflée par les différents barrages est encaissée entre de hautes parois rocheuses grisâtre. Un sentiment oppressant nous envahit alors. Et ce malaise s’accroîtra lorsque les routes se transformeront en un chantier titanesque d’une trentaine de kilomètres dédié à la construction d’un nouveau barrage et d’une route en hauteur prévue pour l’inondation de la vallée. Les routes sont poussiéreuses, la machinerie y est nombreuses et le climat orageux! Heureusement, il y a quelques coquelicots pour colorer la grisaille.

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Les formations rocheuses sont impressionnantes

 

Construction du barrage, de nuit bien sur!!

Construction du barrage, de nuit bien sur!!

Notre périple turc est sensé se terminer par l’ascension d’un col offrant une magnifique vue panoramique, les montagnes vertes d’un côté et la mer de l’autre. Toutefois, la météo ne nous laissera à peine voir à quelques mètres. Nous longeons alors le bord de mer turc sur une dizaine de kilomètres avant de franchir la frontière géorgienne.

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Turquie

La république de Turquie est l’héritière du grand empire ottoman.

La Turquie a éte habitée tout au long de l’histoire de l’humanité, On retrouve des traces d l’empire hittie en 18 000 avant JC.

Après avoir été envahie par Alexandre le Grand, Rome décidera aussi de conquérir cette région. La Turquie fut un important lieu de développement pour les trois religions monothéistes.

Les Turcs sont en fait un peuple nomade d’Asie centrale, organisé en tribus qui ont émigré vers l’Ouest. Une des ces tribus, les Seldjoukides ou seldjouks fondent un empire qui s’étendra jusqu’en Turquie au Xe siècle. Après les attaques de Genghis Khan et de différents sultans, ce territoire deviendra l’empire ottoman au XIVe siècle jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.

La Turquie est un pays aux paysages très variés, avec de nombreux rivages et 80% du pays se trouvant sur une plaque tectonique offrant de nombreux reliefs montagneux. La Turquie est un pays très riche au niveau historique et géographique qui nous offre une bonne préparation pour les montagnes d’Asie centrale.

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1) Côte et centre

En franchissant le frontière, nous sommes passés de la montagne aride au bord de mer luxuriant. Nous sommes effectivement directement descendus de la montagne turc au rivage géorgien.
Plus que le paysage, nous sommes tout de suite frappés par le changement de culture.
Les mosquées omniprésentes en Turquie ont laissé la place à quelques églises orthodoxes et les cheveux féminins se sont libérés des voiles. Les visages aussi ont changé, plus pâles et plus fermes.
Aussi l’alcool semble partout. Le litre de vodka peut descendre à 2 euros et le litre de bière est inférieur à un euro.

Située entre la mer Noire et les montagnes enneigées avoisinant les 1500 mètres, la côte d’Adjara offre un paysage unique. La verdure resplendit de tout bord, les agrumes commencent à pousser: oranges, mandarines et citrons. Nous ne sommes qu’au printemps mais le climat chaud et humide semble offrir des conditions idéales à la flore. Le jardin paraît richissime: figues, raisins, cerises, noisettes, framboises et autres ne devraient tarder.

Nous passons par Batumi, principale ville côtière entourée par les plantations de thé. Ambiance assez particulière dans cette ville rénovée dans un certain style art nouveau mais qui essaie d’attirer le tourisme bling bling à l’américaine. Les nombreuses constructions d’hôtels casinos n’arrivent pas à effacer les vieux immeubles délabrés.

 

La demesure de Batumi : la tour comporte une grande roue

La demesure de Batumi : la tour comporte une grande roue

Une autre epoque, en quittant le bord de mer

Une autre epoque, en quittant le bord de mer

Pour notre premier soir en Géorgie, nous souhaitons installer notre maison sur le bord de la plage de galets. Nous croisons alors un pêcheur et son petit-fils (quasi-bredouilles) qui nous extirpent alors de la bruine pour nous offrir le gîte. Lui et sa femme volubile Inga louent des chambres l’été dans un magnifique jardin en bord de mer. C’est avec de larges sourires qu’ils nous installent et tentent de nous expliquer l’histoire locale. A peine arrivés, les produits maisons nous sont offerts : confiture (prune?), vin et vodka conçus dans le garage. (Ça vaut le détour!)
Espérons que nos premières nuitées dans chaque pays continuent ainsi!

La vue depuis la chambre offerte par Inga

La vue depuis la chambre offerte par Inga

La forteresse de Petra ( malheureusement pas le monument de Jordanie) a été construite au VIe siècle avant JC. Sa situation stratégique incitera l’empereur byzantin Justinien à en faire une base militaire forte et un important centre d’échanges commerciaux entre l’Europe, la Perse et les byzantins. Malheureusement, les guerres russo-ottomanes du XIXe réduirent cette pièce d’histoire en ruines.

 

En rentrant dans les terres par les petites routes, nous continuons à poursuivre des montagnes aux sommets enneigés. L’atmosphère est très bucolique. On aperçoit souvent vaches, poules et cochons en pleine liberté. On retrouve surtout beaucoup de cicatrices de l’ex URSS, offrant de nombreux anachronismes. Les vieux bâtiments soviétiques côtoient les voitures allemandes haut de gamme, et les téléphones portables se retrouvent aux côtés des charrettes tirées par les ânes.

Un vrai élevage en plein air

Un vrai élevage en plein air

C’est l’explosion des fleurs sur les arbres (cerisiers, pommiers et poiriers) offrant des scènes délicieuses et rappelant que le printemps est un moment privilégié.

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Un passage dans la ville natale de Joseph Staline (gori) nous incite à faire une visite au musée du camarade, que le leader avait déjà fait construire avant sa mort ( vive le culte de la personnalité). Il est assez cocasse de souligner que l’un des pères du grand empire soviétique était géorgien, alors que les relations Russogrégoriennes sont désormais très tendues.

Avec le camarade Staline dans sa ville natale Gori

Avec le camarade Staline dans sa ville natale Gori

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