Cote et centre

1) Côte et centre

En franchissant le frontière, nous sommes passés de la montagne aride au bord de mer luxuriant. Nous sommes effectivement directement descendus de la montagne turc au rivage géorgien.
Plus que le paysage, nous sommes tout de suite frappés par le changement de culture.
Les mosquées omniprésentes en Turquie ont laissé la place à quelques églises orthodoxes et les cheveux féminins se sont libérés des voiles. Les visages aussi ont changé, plus pâles et plus fermes.
Aussi l’alcool semble partout. Le litre de vodka peut descendre à 2 euros et le litre de bière est inférieur à un euro.

Située entre la mer Noire et les montagnes enneigées avoisinant les 1500 mètres, la côte d’Adjara offre un paysage unique. La verdure resplendit de tout bord, les agrumes commencent à pousser: oranges, mandarines et citrons. Nous ne sommes qu’au printemps mais le climat chaud et humide semble offrir des conditions idéales à la flore. Le jardin paraît richissime: figues, raisins, cerises, noisettes, framboises et autres ne devraient tarder.

Nous passons par Batumi, principale ville côtière entourée par les plantations de thé. Ambiance assez particulière dans cette ville rénovée dans un certain style art nouveau mais qui essaie d’attirer le tourisme bling bling à l’américaine. Les nombreuses constructions d’hôtels casinos n’arrivent pas à effacer les vieux immeubles délabrés.

 

La demesure de Batumi : la tour comporte une grande roue

La demesure de Batumi : la tour comporte une grande roue

Une autre epoque, en quittant le bord de mer

Une autre epoque, en quittant le bord de mer

Pour notre premier soir en Géorgie, nous souhaitons installer notre maison sur le bord de la plage de galets. Nous croisons alors un pêcheur et son petit-fils (quasi-bredouilles) qui nous extirpent alors de la bruine pour nous offrir le gîte. Lui et sa femme volubile Inga louent des chambres l’été dans un magnifique jardin en bord de mer. C’est avec de larges sourires qu’ils nous installent et tentent de nous expliquer l’histoire locale. A peine arrivés, les produits maisons nous sont offerts : confiture (prune?), vin et vodka conçus dans le garage. (Ça vaut le détour!)
Espérons que nos premières nuitées dans chaque pays continuent ainsi!

La vue depuis la chambre offerte par Inga

La vue depuis la chambre offerte par Inga

La forteresse de Petra ( malheureusement pas le monument de Jordanie) a été construite au VIe siècle avant JC. Sa situation stratégique incitera l’empereur byzantin Justinien à en faire une base militaire forte et un important centre d’échanges commerciaux entre l’Europe, la Perse et les byzantins. Malheureusement, les guerres russo-ottomanes du XIXe réduirent cette pièce d’histoire en ruines.

 

En rentrant dans les terres par les petites routes, nous continuons à poursuivre des montagnes aux sommets enneigés. L’atmosphère est très bucolique. On aperçoit souvent vaches, poules et cochons en pleine liberté. On retrouve surtout beaucoup de cicatrices de l’ex URSS, offrant de nombreux anachronismes. Les vieux bâtiments soviétiques côtoient les voitures allemandes haut de gamme, et les téléphones portables se retrouvent aux côtés des charrettes tirées par les ânes.

Un vrai élevage en plein air

Un vrai élevage en plein air

C’est l’explosion des fleurs sur les arbres (cerisiers, pommiers et poiriers) offrant des scènes délicieuses et rappelant que le printemps est un moment privilégié.

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Un passage dans la ville natale de Joseph Staline (gori) nous incite à faire une visite au musée du camarade, que le leader avait déjà fait construire avant sa mort ( vive le culte de la personnalité). Il est assez cocasse de souligner que l’un des pères du grand empire soviétique était géorgien, alors que les relations Russogrégoriennes sont désormais très tendues.

Avec le camarade Staline dans sa ville natale Gori

Avec le camarade Staline dans sa ville natale Gori

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